Back home

LKB and Associates
LKB Schools

LKB Schools

Background

 
   Quelques Expériences ...

Une expérience dite « Grovian » en novembre 2007 – aussi connu sous le label
« un gyroscope dans la nuit chez Jennifer »

Il y a des moments dans la vie qui donnent du sens aux « voyages sans fin ». Réaliser un travail sur soi avec David Grove dans l'univers du « jardin magique », chez Jennifer de Gandt, en Normandie, est un de ces moments. Moments, qui ne peuvent qu'être décrit. Les interpréter serait les emballer dans des couches de signification or ces moments là sont plutôt des moments de déballage. C'est comme ouvrir un dictionnaire étymologique et découvrir le sens original d'un mot, sa vérité se révèle - au delà il n'y a plus rien à dire. Point barre !! Donc, voici un descriptif de ce qui m'est arrivée pendant ces trois jours de novembre quand une bande de copines et de collègues s'est réuni chez Jennifer pour s'aventurer sur les paysages métaphoriques de l'esprit (the mind) avec David Grove.

Il fait nuit. Il fait froid – très froid. Je suis assise sur un siège au milieu de grands cercles en polystyrène autrement appelés « le gyroscope ». Je porte un chapeau melon en feutre multi couleurs et une veste de ski. David dit, « tu peux descends quand tu veux ». Diane attend prés de moi – elle me surveille. David insiste qu'elle rentre à l'intérieur. Elle obeit. Je suis seule – immobile – dans la nuit. Les étoiles sont glaciales. Je vois les autres à l'intérieure, dans la lumière, au chaud. Ils sont ensemble et moi, je suis, seule. C'est ainsi. Je m'enfonce dans le froid et je note la façon dont ses dents me saisissent les chevilles et les genoux. Je reste immobile et une pensée m'effleure l'esprit : la mort doit être comme ceci : voir la vie des autres sans aucune possibilité d'être connecté à eux. Etrangement il n'y a pas de peur, seulement le froid et la contemplation. La nuit et le froid ont une qualité virginale – épurée. Après quelque temps, David revient et simultanément je vois la table. C'est une table de jardin en bois et sur sa surface la lumière de la lune danse sur un tesson d'eau. J'ai vue cette table maintes fois mais ce soir à cet instant là elle est absorbée par un mystère. Je dis, « C'est la table, David ».

Je fais référence à la table de l'année dernière, celle apparue à la fin d'un long voyage métaphorique. Celle, placée entre moi et l'autre ; l'autre que j'ai nommé à ce moment là comme une rencontre avec la mort – la mort sans visage qui demandait à être reconnue. David commence à faire doucement bouger le « gyroscope » vers la gauche et vers le bas et mon corps est submergé de sanglots venant de profondeurs sans nom. Il le fait bouger légèrement vers la droite et mon bras cherche quelque chose à tâtons dans le noir. « Je ne le trouve pas, » je dis en sanglotant. Il incline la machine vers le haut et je suis sans souffle. Je cherche mon souffle désespérément – j'avale à grosses bouffées l'air gelé – entre mes sanglots. Il incline encore le machin vers la droite et vers le haut, mes yeux sont saisis par les étoiles. Ma main s'étend et tout mon corps se baigne dans la merveilleuse beauté de l'instant. Ma voix soupire l'émerveillement ponctué de légères exclamations. Un sentiment de profonde gratitude m'envahit et se coule de mes yeux. Je suis ramené au point de départ, verticale, le regard droit devant. Je répète plusieurs fois, « C'est si beau. » Je dis, « J'ai froid. » David cherche un thé chaud. J'avale par petite gorgée et je continue à murmurer que « c'est si beau » – « merci. » Et de loin j'entends l'accent néo zélandais bien exagéré de David, « eh ben, dit donc, la meuf (Sheila), tu a l'air du « Mad Hatter at the Tea Party » (Alice aux pays des merveilles) !! Et puis je suis redescendu. J'éclate de rire et lui demande s'il a vu Lapin, et si celui-ci garde un œil sur l'heure et est-ce qu'on sera en retard !!! Je descends du gyroscope. Mes jambes tremblent – le froid, peut être. J'écris ces lignes spontanément que je partage avec les « frères » et « sœurs » du voyage le soir même à la fête.

Waiting
Expectant
Waves foreseen and provided
For
You will come
And the earth shall be salted
With the people of hope
And cold shall be expelled from our hearts
We will be
One in you
Dear, dear Love.

Deux plages et un Enterrement

Décembre et janvier ont été marqués évidemment par Noel et le Jour de l'An, mais cette fois ci ce sont surtout trois voyages qui ont compté : deux à la plage et le départ de David Grove, événement que j'ai amplement décrit dans mon récit de février (Heartlines). Même celui-ci commençait par une référence au souvenir d'une plage en Nouvelle-Zélande, il y a une trentaine d'années. On pourrait dire que ma vie a été marquée par les plages ou au moins par des rivages. Quand je regarde un rivage et que j'observe la façon dont ses vagues expriment leur humeur, je me sens envahie par un désir à peine explicable. J'ai mis pas mal d'années à me rendre compte que cette nostalgie tient peut être d'une âme qui cherche son lieu de repos. Si, cette fois, je n'ai pas eu le sentiment, en décembre, d'être déchirée par cette envahissante nostalgie face à la mer, j'ai plutôt expérimenté, avec l'hiver, la joie intense d'être devant une mer tranquille pour rêver.

J'aime la plage en hiver : perdue, nue, venteuse, désordonnée, comme oubliée. C'est du moins comme ça qu'elles sont en Nouvelle Zélande mais bien sûr, Deauville, à tout juste 200 kilomètres de Paris, n'est pas aussi « oubliée » que ça. En réalité, Deauville échange tout simplement ses parasols d'été de couleurs vives contre, l'hiver, des manteaux de fourrure et des petits caniches habillés. Les chevaux de course sont les mêmes que ceux qui, l'été, surprennent le visiteur par leur élégance et leur grâce. Dans tous les cas, j'aime. J'adore l'air frais, le son des petites vagues qui s'affaissent tranquillement sur le rivage sans être accaparées par les estivants. La touche romantique des cabines, chacune séparée par des barrières portant les noms de stars hollywoodiennes et des maisons typiquement normandes qui bordent l'avenue de la plage est seulement compromise par un ciel bouchonné au dessus du Havre. La pollution industrielle est de toutes les saisons, mais j'aimerais bien, là, en ce matin d'une perfection hivernale, l'ignorer.

J'ai fais une autre voyage sur une plage en janvier. L'île Maurice avec son rivage tropical, ses hôtels de luxe où, autour des piscines en forme de reins, on dénombre davantage de chair blanche au mètre carré que ne le montre n'importe quelle brochure. Normalement je ne supporte pas de me sentir un « plouc » riche à la peau blanche parmi des gens qui dépendent exclusivement de votre fric pour survivre. Mais cette fois-ci, c'était comme si j'étais en vacances dans un hôtel de grande beauté, avec un personnel local issu d'une population autonome, aimable et faisant son boulot comme n'importe quelle autre personne dans le monde de travail. Mais peut-être n'était-ce qu'une illusion, auquel cas je me suis gentiment faite avoir !

Pouvoir jeter un coup d'œil sur le bleu-vert d'un lagon éblouissant, contempler l'ondulation des palmiers agrémentant le rivage de sable blanc, ont suffi à me convaincre que si je n'étais pas déjà au paradis, je n'en étais pas loin quand même. Levée tôt pour nager dans la mer avant le petit-déjeuner, gavée d'ananas frais et de fruits de la passion, j'ai marché, certains jours, des kilomètres le long de la plage ou suis restée, les autres, au bord de la piscine à bouquiner………… L'île est très belle et ses habitants accueillants. La nourriture est sublime et la température t'étreint tous les jours de sa chaleur. Depuis cet espace vert luxuriant, avec ses oiseaux, ses fleurs vives, il est facile de croire que tout va bien dans le monde, que le temps est sans fin… aussi, pendant 10 jours, me suis-je glissée dans ce rêve sans aucune difficulté. Retour à la réalité un matin, tout juste avant la première gorgée de thé, pour m'annoncer la mort soudaine de David Grove. La mer n'a pas changé de couleur et les palmiers ont continué à onduler mais l'ananas était sans saveur et le thé, froid.

Je n'étais pas en Nouvelle Zélande pour le rituel du « tangi » (la pratique funéraire des Maori) qui se déroulait à la mi-janvier, mais il y avait des amis et des collègues là bas, sur le Marae, pour dire nos adieux à David et voici ce qu'ils m'ont rapporté depuis. Ils m'ont dit que le corps de David avait été transporté dans le Marae, que le cercueil était resté là 24 heures, entouré de sa famille et de ses amis. Et puisque ce que je raconte est purement du bouche à oreille, peut être ai-je mélangé le fait avec mon imagination. En tout cas voilà ce que je retiens de cette histoire : Il y a eu un moment burlesque lorsque les porteurs du cercueil durent enlever leurs chaussures pour pénétrer dans l'espace sacré tout en y faisant accéder le cercueil. Le tout répété cinq fois – ils étaient cinq porteurs – et dans un espace visiblement trop réduit pour permettre la manoeuvre ! J'entendais d'ici le rire de David, lui qui demandait à chacun de passer par des espaces impossibles, mais qui était toujours là, avec compassion, à accompagner les gens dans leur cheminement personnel. David qui demandait une dernière fois que ses amis fassent un ultime numéro de contorsionniste. Il y avait des chansons et des histoires, des photos et des souvenirs, des enfants et des anciens, des larmes et des rires. Il y avait la hiérarchie et toute une histoire ancestrale des Maoris que peut être David lui-même ignorait mais qui fait partie du décor Néo-Zélandais aujourd'hui. Il y eut des hommages magnifiques comme celui de James Lawley, affirmant par six fois, la stature d'homme de bien de David, il se terminait par « Et si la grandeur d'âme est déterminée par ce chemin jamais parcouru que l'on prend, alors, avec courage et dignité, sachant qu'il y a pour toi-même et pour tes bien-aimés un prix à payer, alors David Grove tu as été un homme vraiment grand ». Avec un énorme tambour japonais, le frère de David a joué de la musique dans le local de l'Armée du Salut. J'imagine que le son aura transporté David au-delà de ce monde et des 6 au-delàs – sans parler après l'effet sur la communauté protestante de Tauranga, dans l'île du Nord de Nouvelle Zélande !

Et maintenant que c'est fini, tout le monde est rentré. Il reste l'espace vide et les conversations entre amis qui trouvent sens et plaisir dans le partage de leurs aventures « Groviennes » inscrites pour toujours dans leur mémoire.

Waipapa Marae – Kawhia, New Zealand January 2009
Version anglaise uniquement

I was in Mauritius when I heard the news of David’s death. I’d just sat down to breakfast when the voice on my Blackberry asked whether it was the right thing to do to send flowers to New Zealand. I couldn’t be there for the farewell on the Marae or for the service at the Salvation Army that followed so it was important to me that there would be an occasion to close a time of sadness one year later.

Dafanie and Nigel, very old friends of David and recently our friends, drove us to Kawhia, home of David’s ancestral Marae on the west coast of the North Island. David’s mother, Betty, sister, Barbara, niece, Sheryl and her family met us outside the Marae and primed us for Powhiri – the official Maori welcome to visitors onto ancestral land.

This Marae is small and not the only Marae that sits at the edge of Kawhia Harbour. The history of the area is rich in Maori lore and holds a very special place in the heart of the Tainui tribe as the sacred landing site of one of the 7 waka (large canoes) that brought the Maori to the shores of New Zealand a few centuries earlier. Today it is a sleepy holiday hollow that offers fresh fish from the harbour and the standard Kiwi hokey-pokey ice cream – what more can one want in life – seriously………… never mind that there is no bank or cash distributor in town!

David used to come here once a year to resource, run healing retreats and to be with his family. His photo is now on the wall of the wharenui (meeting house) next to his ancestors and I sleep on a mattress on the floor just underneath it.

But I am ahead of my story now. 

First we have to be given permission to come on to the Marae.

The small welcoming party is waiting for us and the leading woman calls us on to the Marae in a Maori that comes from an ancestral soundscape. We file on to the lawn doing our best to respect the protocol of women followed by men until we come to be seated and the seating order is reversed: men in front of women. Her husband, the official dignitary for the ceremony, makes a speech in Maori accompanied by the appropriate facial expressions and skipping / hopping movements associated with the formality of the welcome. It lasts for several minutes and while the words escape us its meaning is perfectly clear. The couple then sings together in a tone infused with nostalgia for another time, another place. It is then our turn to respond. Our spokesperson returns the welcome in French that is both elegant and perfectly adapted to the formality of the occasion. I am the only one who can appreciate the beauty of his words and there are tears of gratitude in my eyes that he should raise so masterfully to such a foreign situation. He concludes his speech with a boisterous rendition of La Marseillaise and judging by the gapping grin on the face of one of the young lads in the welcoming party, there are followers of international rugby present. An envelope is then placed by our representative on the ground equidistant between the two parties. Our financial contribution to the Marae is officially recognised and we are given right of entry: “you are our family now; our doors are open to you while you are here”. We are served lunch and tea in the wharekai (dining room) and for brief 2 days we become a part of David’s ancestral heritage.

I discover the gentle sweetness of his mother, the fun and kindness of his sister and the same quietness of character as David, in his niece. We share local Kiwi fare: fish ‘n’ chips in newspaper. I go with the family in a small ferry boat to the head of the harbour where Betty wanders slowly along the paths of her childhood. I discover Jurasic rock formations and the proverbial Kiwi bach – a shack on the beach with a tin roof. I body surf some great waves on Ocean Beach with Nigel and we forget our plus 55 years. At sunset the whole party piles into a four wheel drive and we head out again for the beach at low tide. We dig holes in the sand and wait for the thermal heat to surge up and warm us. David loved to soak like this waiting for the tide to come in, so I am told. We are happy. We share David stories over dinner and I believe that we are all healing in some private way. Gratitude is replacing sorrow and loss and life is moving on again. For his family it cannot be the same without him but for friends………….. well………, we can just be thankful for the gifts we received; for the time we spent with him; for the learning; for the laughter.

March 6th 2009.



 


 

 

Version française Version française
       

Copyright LKB 2002-2007 - Webmaster
• Lynne Burney
• LKB - Le Réseau
• Coaching en entreprise
• Facilitation du travail d'équipe ou groupe en entreprise
• Clients
• Demande de contact
• Coaching Individuel - Niveau 1
• Coaching Individuel - Niveau 2 : CLEAN Coaching
• Coaching d'équipe - Niveau 1 et Niveau 2
• Yoga Traditionnel & Coaching
•  Laboratoires de Soi
• Supervision & Evaluation des Compétences
• Evaluations et Témoignages
• Calendrier - Inscriptions
• Demande d'information
• Les préférés de LKB